Édito

Un message important, une nouvelle idée, rencontrent toujours des résistances : les opinions contraires, la force des habitudes, le conformisme, les a priori... Ils risquent d’être mal compris et donc déformés.  Mais comment s’assurer à l’avance que l’argumentation va convaincre ?
C’est très simple : en déformant le message de manière accélérée par le bouche-à-oreille, grâce à plusieurs "chaînes" de personnes. On voit très vite la différence qui existe entre ce qui est dit et ce qui est compris. On comprend alors à quelles conditions le message pourra fonctionner, et ce qu'il ne faut surtout pas dire.
En partant de ce principe, nous avons développé une méthodologie de pré-test avec les linguistes et  anthropologues de l’institut d’études américain Cultural Logic : l’EchoTest®. Cette méthode a déjà démontré aux États-Unis sa capacité à faire évoluer les mentalités sur des sujets d’intérêt général comme le réchauffement climatique, la santé publique ou les administrations.
À partir de l'analyse des déformations, et l'intervention d'un planner stratégique, un message plus fort peut alors être conçu afin de dépasser les résistances. Jamais il n’aura été si simple d’être compris !

Patrick Mathieu
 
EchoTest - L'affiche de Jean-Marie Le Pen Suggérer par mail


Les 2 affiches en version imprimable

Les interviewés expliquent que l’affiche de Jean-Marie Le Pen représente le candidat au milieu d’un groupe de personnes. Pour beaucoup, le candidat et le groupe avancent ensemble. Certains précisent qu’ils se tiennent la main, formant ainsi une chaîne de personnes.

Pour les interviewés, cette image cherche à faire passer un message fédérateur : comme les premiers mots du slogan, « Tous ensemble », dont l’un des interviewés souligne l’adéquation avec l’image.
Les interviewés indiquent qu’à chaque personne du groupe correspond une génération, une origine ou une catégorie sociale, à la manière, parfois jugée artificielle, d’un panel représentatif de la population française, n’importe qui pouvant s’y reconnaître.Pour certains, le candidat se présente comme un leader ou un chef de famille, par sa position centrale au sein du groupe. Pour d’autres, qui soulignent que la taille du candidat est supérieure à celle du groupe, la domination est associée à ce leadership.
Certains évoquent aussi la notion de travail, en l’associant ou non avec la deuxième partie du slogan, « relevons notre France ». Mais spontanément, une partie des interviewés oppose « notre France » à la France de Jean-Marie Le Pen.
Enfin, certains soulignent l’absence de provocation ou de violence dans cette affiche, même s’ils se défendent d’êtres trompés sur la personne du candidat.

Étude réalisée à Paris et en Région Parisienne les 15 et 16 février 2007 auprès d'un échantillon de 15 personnes appartenant à cinq catégories différentes : un groupe de séniors, un groupe d¹étudiants, une famille, un groupe de jeunes cadres dynamiques et un groupe d'habitués d'un café de quartier.

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Retrouvez aussi l'EchoTest de la présidentielle 2007 sur :


L'interview de Patrick Mathieu sur RFI:


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